Alain Guillon est né en 1971 à Niort, dans les Deux-Sèvres.

 

Attiré très jeune par le dessin et la peinture, il souhaita, dès l'âge de 11 ans, devenir peintre. Il entreprit des études secondaires à Angoulême, dans la filière des arts plastiques et des arts appliqués. Puis il se dirigea par la suite vers l'architecture d'intérieur, et obtint son Brevet de Technicien Supérieur à l’école Boulle, à Paris en 1991. C'est durant les trois dernières années de ses études, de 1989 à 1991, qu'il réalisa ses premiers tableaux et posa les bases de sa première période artistique (dite "la période grise").

 

Il commença à exposer en 1994, notamment avec le soutient d'artistes plus expérimentés que lui. D'exposition en exposition, son travail est remarqué, ce qui l'amène à partir de 1998 à présenter des œuvres dans des ventes publiques à l'Hôtel Drouot et à exposer sur des salons professionnels d'art contemporain .....et par la suite, en galerie, dans des centres culturels en France, en Belgique, au Japon, aux États Unis, en Australie.

La lune dans la Ville - 80cm x 120cm

Dans ses premiers tableaux, Alain Guillon s'inspirait des écritures architecturales naïves de Paul Klee, qu'il intégrait dans des paysages abstraits construits à partir des reliefs dessinés par les matériaux qu'il mélangeait à sa peinture (sable, plâtre, terre). Il jouait avec l'épaisseur de ces derniers qu'il creusait et gravait. Ses médiums étaient ; la peinture industrielle, le pastel gras et sec, la mine de plomb, les crayons à papier et sa palette se limitait au blanc et au noir en passant par tous les gris possibles. Il construisait toujours ses tableaux sur le même principe ; 3 éléments qui définissaient 3 espaces (eau/terre/air ou terre/architecture/air ou eau/architecture/air), lesquels se fondaient les uns dans les autres grâce aux subtils rendus  des matériaux  et des médiums, des traits de crayons, des camaïeux de gris et de noirs.

 

 

Matière, Ecriture, Couleur ; Anagogie n°5 - 100cm x 140cm

A partir de 1995/1996, petit à petit, il accorda d'avantage d'importance à la matière et à l'espace dans ses tableaux. Il commença aussi à utiliser de la couleur, mais uniquement par le biais des matériaux qu'il ajoutait à sa peinture (sables colorés naturels, papiers, bois, sciure, tissus, métaux rouillés,...). Puis à partir de 1998, il en vint aux pigments colorés. Les superpositions et les constructions d'écritures architecturales s'estompèrent et laissèrent place à l'espace et à l'abstraction. Il changea son principe de construction. Il n'y avait plus qu’un espace visuel et graphique, et des matériaux qui y intervenaient par leurs qualités propres en y créant d'autres espaces multiples.

 

En 1997, il réalisa une interprétation du chemin de croix, en un polyptyque de 7 tableaux de style abstrait et d'un format de 1m x 1,40m chacun. Cette réalisation le marqua profondément jusqu'à repenser sa peinture tant sur le fond que sur la forme. Il peignit, de 1998 à 2001, des petites séries de tableaux ( ce qu'il définira comme une période de transition), lesquelles marquèrent une évolution lente et réfléchie qui l'amènera courant 2001 aux prémices du style actuel de sa peinture :  coloré, aérien, lumineux, serein, intemporel et empreint de mysticisme et de spiritualité.

Une peinture dans laquelle il cherche à allier le "Bon" et le "Beau", la Paix et l'Infini, le Spirituel et le visible/invisible.

 

 

 

Les tableaux "Méditatifs"

 

Alain Guillon travaille, depuis l'année 2001, principalement avec de la feuille de cuivre dorée, de la poudre de marbre, des papiers fins et des pigments colorés (d'autres matériaux peuvent compléter cette liste, comme des encens, des végétaux séchés, des résines,....).

 

Il inscrit sa peinture dans une démarche méditative et spirituelle au sens large du terme. Il s'inspire du principe du Mandala et de l'Icône, tout en élaborant un style graphique abstrait et géométrique pensé à partir des notions suivantes: Espace, Intemporalité, Lumière, Transparence, Universalité.

Béatitude n°26 - 50cm x 50cm

Il s'imprègne de musiques inspirées, sans distinction de culture ni de style, pour construire chacun de ses tableaux. La musique et les voix opèrent comme des stimulants émotionnels lénifiants et le mènent à un état intérieur méditatif, lequel décuple les sensations de paix, de douceur, d'élévation légère et infinie qui repoussent toutes limites physiques. De ces sensations, sans cesse renouvelées à chaque musique écoutée, il puise son inspiration et cherche à en retranscrire, dans ses tableaux, la sérénité et la luminosité, en les conjuguant aux notions du "Beau" et du "Bon".

 

Les instruments, les voix et le style musical l'orientent dans ses choix de couleurs, dans la composition spatiale et géométrique de l’œuvre, ainsi que dans les différents matériaux qu'il utilisera. 

 

Il multiplie, dans ses tableaux, la répétition de Quadrilobes. Ce symbole représente les quatre directions cardinales, induisant en cela les notions d'espace et d'infini. C'est aussi un symbole spirituel, et également un graphisme universel que l'on retrouve dans beaucoup de culture du monde, au travers de l'art (dans l'architecture, les bas reliefs, la peinture, la tapisserie, la mosaïque, le textile, la joaillerie....., avec des significations différentes). Il renvoie aussi au monde végétal par sa stylisation, laquelle peut rappeler le pétale, le trèfle, la feuille, l'étoile, le flocon, etc.

Alain Guillon travaille subtilement sur les effets d'optique, les reliefs et la profondeur en multipliant les quadrilobes de différentes tailles ; amenant ainsi à une dimension spatiale sans limite, ni commencement ni fin : un espace qui sort du cadre du tableau et procure une sensation d'infini qui enveloppe le spectateur de l'intérieur comme de l'extérieur.

Il joue aussi avec les complémentarités et les oppositions des qualités propres aux matériaux qu'il utilise, afin d'accentuer les notions d'espace, de profondeur, de contraste et de luminosité.

 

"Être" et tenter d'approcher le "Pur Émotionnel" dans son essentiel, en étant dans l'intuitif, le lumineux, le transcendant, l'un et le multiple, le défini et l'indéfini, le fini et l'infini, l'aérien, l'apesanteur, l'intemporalité,.....

 

 

 

Alain Guillon explore d'autres recherches graphiques en dehors des "Tableaux Méditatifs".

 

Musicalité n°1 ; sur des chants des Pygmées Aka - 40cm x 40cm

Il écoute beaucoup de musique et l'idée lui a semblé intéressante de mettre en correspondance rythme graphique et rythme musical ; d'où une série de tableaux intitulés "les Musicalités".

 

Il s’imprègne de différents fragments de musiques instrumentales et de différents compositeurs, jusqu'à ce qu'un passage dans chaque œuvre écoutée l'inspire plus qu'un autre et guide ses gestes pour construire un tableau.

Bien qu'il passe par une écoute préparatoire, avant de choisir le passage musical sur lequel il peindra, Alain Guillon reste dans l'émotion de l'instant. Il s’imprègne du morceau de musique et de son rythme, mais ne réalise pas de croquis avant de commencer le tableau.

 

Le rythme musical devient le point de départ du geste, et le geste la continuité du rythme jusque dans la construction du tableau et l'aboutissement de celui-ci. Bien sûr, chaque tableau n'est pas réalisé pour traduire ou mettre en image l’œuvre musicale écoutée. L'idée est de s’imprégner d'un rythme musical pour donner forme à un rythme graphique.

 

Ces tableaux sont d'un graphisme plus dynamique et plus expressif. Cette recherche picturale tourne autour du trait et de son inscription dans un espace définit par des pleins et des vides, et par la matière et son effacement.

 

Alain Guillon construit d'avantage ces tableaux-là  avec les rythmes graphiques, les espaces et les reliefs. C'est comme si la construction de l'espace, du relief et de l'identité dimensionnelle du tableau étaient définis par la symphonie de l'orchestre, et le rythme graphique inspiré par le jeu musical de l'instrument du soliste.

La peinture et la musique ont ces deux grandes caractéristiques qui les rapprochent; le rythme et l'espace.

 

 

Atmosphérique n°11 - 20cm x 20cm

 

 

Les "Atmosphériques"

sont des réalisations inspirées aussi de morceaux musicaux.

Mais plutôt de musique d'ambiances,

de suites sonores plus fluides, avec un caractère plus évanescent.